Les membres de la CSQ votent en faveur de la grève à 73 %

Lors d’un conseil général des négociations tenu hier soir, la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) a dévoilé avec fierté que ses membres ont appuyé à 73 % la tenue d’une grève.

Les assemblées s’étant déroulées, dans les dernières semaines, aux quatre coins du Québec, en virtuel et dans le respect des consignes de la Santé publique, chaque syndicat membre de la CSQ devait se prononcer sur un mandat de grève équivalant à cinq jours à exercer au moment jugé opportun. Les 11 et 12 février prochains, les membres de la CSQ se réuniront en instance afin de déterminer les modalités entourant la mise en œuvre de ce mandat.

Une décision réfléchie et mesurée

C’est précisément parce que nos 125 000 membres ont à cœur la défense des services à la population, de ceux à leurs élèves, à leurs étudiants et à leurs patients qu’ils appuient la grève et revendiquent plus de ressources.

Ce n’est pas de gaieté de cœur que les membres envisagent la grève, moyen de pression ultime, mais cette solution s’impose devant la fermeture totale du gouvernement aux tables de négociation du secteur public. Cela fait des années que les appels à l’aide, les dénonciations et les cris de détresse sur le terrain sont ignorés par le gouvernement. Malgré les promesses de la Coalition avenir Québec (CAQ), qui se sont accumulées au fil des ans, les tables de négociation doivent faire face à l’intransigeance du gouvernement de François Legault, qui, fondamentalement, voit les services publics comme des dépenses plutôt que des investissements.

Un appel aux élus

La CSQ continue de dénoncer le statu quo qui perdure aux tables de négociation avec des offres gouvernementales qui, tout en étant inflexibles, ne permettent pas de répondre aux besoins, sur le terrain, des écoles, des cégeps, des centres et des établissements de santé. À l’aube de la rentrée parlementaire, ce résultat de vote envoie un message très clair au gouvernement et lance un appel à l’ensemble des élus à porter la voix de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la santé.

Au quotidien, les membres de la CSQ vivent une crise sans précédent en ce qui concerne leurs conditions de travail à cause de l’austérité des dernières années, qui a poussé nos écoles, nos cégeps, ainsi que nos centres et nos établissements de santé à leur limite. Alors que la pandémie met en lumière l’incapacité du système à satisfaire les besoins, le gouvernement n’offre aucune réponse structurelle aux problèmes de fond vécus depuis trop longtemps, qui rendent malade ou qui causent des démissions. Les travailleuses et les travailleurs n’en peuvent tout simplement plus de porter à bout de bras leurs établissements par manque de ressources, trop souvent au péril de leur santé.

La CSQ continuera à porter le message de nos membres : il faut que ça change maintenant!