SANS NOUS, IL N’Y A PLUS DE SERVICES PUBLICS

La CSQ lance une campagne publicitaire conjointe avec la CSN, la FTQ et l’APTS.

Faisant suite à la position inflexible du gouvernement, qui maintient son offre d’augmenter le salaire des employés du secteur public de 5 % sur trois ans, la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) s’est associée à trois autres organisations syndicales pour réaliser une campagne publicitaire sous le thème « Sans nous, il n’y a plus de services publics ».

Devant les ultimatums lancés par le premier ministre François Legault, la CSQ, la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) et l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) s’unissent pour dénoncer les négociations qui s’étirent depuis plus de 18 mois et la campagne mensongère du gouvernement qui est en cours.

Le constat est implacable : le gouvernement reste campé sur ses positions de départ et ne reconnaît pas qu’il a créé une situation de crise. Ce déni a un prix, et ce sont les employées et employés du secteur public et la population qui en font les frais!

La campagne Sans nous, il n’y a plus de services publics, qui est dévoilée aujourd’hui, est accessible sur la page Facebook de la CSQ.

Nous méritons mieux et le Québec aussi

En guise de rappel, voici les principaux faits qui illustrent notre exaspération.

  • Depuis des années, nos réseaux vivent de graves problèmes d’attraction et de rétention du personnel : départs à la retraite anticipée, nouvelles personnes employées qui quittent leur emploi après deux ou trois ans, difficultés de recrutement auprès de celles et ceux qui arrivent sur le marché du travail, etc. Les besoins sont criants, et les bras manquent à l’appel.
  • Cette situation est malheureusement compréhensible, avec la surcharge de travail qui est devenue la norme dans le secteur public et les salaires qui n’ont même pas suivi l’augmentation du cout de la vie. Le gouvernement doit agir maintenant et investir les sommes nécessaires pour que les choses changent significativement et pour de bon.
  • Pour défendre ses offres d’augmentation insuffisantes de 5 % échelonnés sur trois ans, le gouvernement se rabat sur son argument ultime, celui que réitèrent les décideurs lors de chaque négociation : l’incapacité de payer des Québécoises et Québécois. Pourtant, la vraie question à se poser n’est-elle pas : le Québec a-t-il les moyens de se priver de services publics accessibles et de qualité?

Télévision et radio

Un message télévisuel de 30 secondes sera diffusé à compter du mercredi 12 mai, et ce, pour plusieurs semaines. Le message s’articule avec des affirmations-chocs. Le cœur du message, Sans nous, il n’y a plus de services publics, met en lumière le fait que le gouvernement ne mesure pas pleinement l’ampleur de la crise. On l’invite à cesser de manipuler l’opinion publique, car ce n’est pas 8 % d’augmentation qu’il offre, mais bien 5 % sur trois ans.

Afin de maximiser la portée de la campagne, une version audio du même message a été enregistrée et sera diffusée partout au Québec sur les principales chaînes régionales.

Médias imprimés et numériques

Différents formats visuels ont été produits pour les versions imprimées et numériques des grands médias (La Presse, Le Journal de Montréal, Le Journal de Québec, Radio-Canada, TVA Nouvelles, Le Devoir, etc.).

Les liens cliquables de ces dernières publicités amènent l’internaute vers la page sansnouspasde.quebec/.

En conclusion

Notre message au gouvernement est sans équivoque : la reconnaissance de nos emplois passe par un salaire juste et équitable pour l’ensemble des femmes et des hommes travaillant dans nos établissements scolaires, de santé, ainsi que dans nos cégeps.

La pandémie que l’on vit depuis un an a mis en lumière la véritable crise des conditions de travail qui sévit dans les établissements publics depuis trop longtemps. Après 20 ans d’austérité, de coupes et de lois spéciales, la cour est pleine. Partout, on entend le même message : on n’en peut plus du saupoudrage et des demi-mesures qui ne règlent pas les problèmes d’attraction, de surcharge et de désertion. Rappelons que plus de 70 % du personnel de l’éducation et de la santé est constitué de femmes, dont plusieurs n’atteindront jamais le niveau salarial des bons emplois à 56 000 $, si chers au premier ministre.

La campagne conjointe Sans nous, il n’y a plus de services publics est un cri du cœur de la CSQ et de ses fédérations pour provoquer une prise de conscience du gouvernement. S’il maintient sa position et ne fait rien, il va perdre son monde. Et… « sans nous, il n’y a plus de services publics ».