Faut que ça change maintenant ! Faut que ça change maintenant !

Ça nous regarde tous

Les négociations dans le secteur public, ça nous regarde tous !

Des négociations sont en cours entre le gouvernement et les syndicats du secteur public et parapublic affiliés à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ). Sept fédérations représentant le personnel enseignant, le personnel de soutien, le personnel professionnel des écoles et des cégeps et le personnel de la santé sont concernés.

Les demandes, qui concernent les conditions salariales et l’organisation du travail, ont été déposées en octobre 2019. Malgré quelques journées de négociation, depuis novembre 2020, c’est l’impasse et le gouvernement ne semble pas prêt à faire des concessions. Pour cette raison, les syndicats de la CSQ ont choisi d’intensifier les moyens de pression à compter du mois de mars 2021, ce qui pourrait mener à un mandat de grève de cinq jours.


Un système d’éducation qui s’écroule

La CSQ et les fédérations du milieu scolaire, dont les membres représentent une proportion importante des travailleuses et travailleurs du secteur public à la CSQ, partagent la même position par rapport à l’inaction gouvernementale et la nécessité d’agir rapidement en octroyant les ressources nécessaires afin de soutenir le personnel et les élèves.

Un système de santé sous respirateur artificiel

Il en va de même avec notre système de santé, dont le personnel est épuisé par les 10 dernières années d’austérité : iniquité salariale, faible reconnaissance, surcharge de travail et manque de soutien sont des symptômes visibles des coupures en santé. La surcharge et le manque de ressources sont bien visibles, car en 2019 ils ont mené à un taux d’absentéisme sans précédent qui a coûté à l’État plus de 700 millions de dollars en assurance-emploi.

Du personnel à bout de souffle et un impact sur la population

La situation qui prévaut actuellement est le résultat de plusieurs années d’austérité et de sous-investissement dans les services à la population. Les travailleuses et les travailleurs de la santé et de l’éducation ont subi, en effet, des lois spéciales et des décrets qui les amènent à décrocher de leur métier ou créent un exode vers le secteur privé. Un enseignant sur cinq quitte la profession dans les cinq premières années de pratique. On enregistre aussi un nombre croissant de départs prématurés à la retraite.

Les coupures du secteur public affectent non seulement les conditions de travail du personnel des domaines concernés, mais également toute la population qui en paie le prix en raison des répercussions néfastes sur la qualité des services.


Un problème structurel

Le gouvernement fait la sourde oreille face à nos revendications, invoquant un « cadre financier limité » alors qu’il s’agit plutôt d’un entêtement de sa part à ne pas régler un problème structurel persistant. Le Québec a les moyens et se doit de répondre à la crise actuelle en octroyant les ressources nécessaires au bon fonctionnement des services publics, car les mesures prises jusqu’à maintenant ne sont pas suffisantes.

La pandémie ne sera pas sans conséquence, d’où l’importance d’établir un plan de relance concret et structuré à long terme. Si le gouvernement demeure dans l’inaction, nous allons droit dans le mur.  Le Québec est aujourd’hui à la croisée des chemins et il doit faire un choix : investir maintenant dans le secteur public ou maintenir sa position et risquer d’aggraver la situation déjà préoccupante.

L’éducation et les soins de santé sont des services essentiels et, de ce fait, sont prioritaires pour le bien-être de notre société.

Les négociations dans le secteur public,
ça nous regarde tous et il faut que ça change maintenant !


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Une fillette met en lumière les problèmes importants d’épuisement professionnel chez le personnel de l’éducation;
Une femme enceinte se questionne sur l’état futur du réseau de la santé;
Un cégépien en difficulté réclame des ressources d’aide pour le soutenir;
Une femme dont le conjoint retourne aux études s’interroge sur les ressources allouées à la formation aux adultes.


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